dimanche 14 mars 2010

Le métier de MOA

Ce blog sera spécialement dédié à la maitrise d'ouvrage.

lundi 15 février 2010

Qu'est ce que la bourse


Définition

La Bourse est un marché financier, c'est-à-dire un lieu où l'on échange des titres de sociétés. Mais plus prosaïquement, la Bourse est un endroit où les entreprises qui ont besoin de financement pour investir et croître, font appel public à l'épargne, donc vendent leurs titres afin de se financer sans passer par l'emprunt bancaire.


Pas que pour les pros

Sur ce marché, elles rencontrent des investisseurs, établissements financiers, banques et de plus en plus des particuliers, qui achètent et échangent ces titres. Ceux-ci placent donc ce que l'on nomme leurs excédents de financement.

Techniquement, la Bourse est un lieu informatisé où sont échangés les titres de sociétés cotées en temps réel, et où une évaluation des titres est effectuée en permanence en fonction de l'offre et de la demande.

La Bourse n'est pas exclusivement réservée aux professionnels de la Bourse, traders ou financiers, mais est naturellement ouverte à tous, y compris les particuliers et investisseurs occasionnels. La Bourse a donc vocation à financer l'économie et a besoin pour cela des investisseurs particuliers.

Qu'est-ce que le CAC40 ?

Indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40 est cité à chaque flash d'information. Ce n'est pas un titre financier. C'est ce que l'on nomme un "benchmark", c'est à dire une référence. Il est un panier d'actions représentatives de l'économie française et des actions cotées à la Bourse de Paris. Il regroupe les 40 plus grosses capitalisations boursières, soit les entreprises ayant le plus grand nombre de titres négociés à la Bourse de Paris.

Cet indice est le pouls de l'économie française. Il se compose exclusivement d'entreprises françaises de dimension internationale comme Total, EDF ou la Société générale. Il permet de connaître, à tout instant, le niveau général d'évolution de la Bourse de Paris, et concrètement de savoir si la Bourse monte ou descend de manière générale.


vendredi 9 octobre 2009

Barack Obama accepte le Nobel de la paix comme un "appel à l'action"


s'est déclaré vendredi à la fois "surpris" et honoré de recevoir le prix Nobel de la paix. "Profondément humble" devant la prestigieuse récompense, le président américain l'a acceptée comme un "appel à l'action" et à la coopération avec d'autres pays pour s'attaquer aux défis du XXIe siècle.

Barack OBAMA "Pour être franc, je ne pense pas mériter" de figurer au côté de tant de personnalités qui ont changé les choses et ont été distinguées par le comité Nobel, a souligné le président américain lors d'une déclaration depuis la Roseraie de la Maison Blanche.

Mais, a-t-il dit, "j'accepte ce prix comme un appel à l'action, un appel à toutes les nations pour faire face aux défis du XXIe siècle", a expliqué Barack Obama, qui se rendra à Oslo au mois de décembre pour recevoir le prix.

Il a ajouté qu'il ne considérait pas le prix qui lui a été décerné vendredi comme une "reconnaissance" d'un quelconque accomplissement, mais plutôt comme une reconnaissance des objectifs qu'il a fixés pour les Etats-Unis et le monde.

Le président va offrir à une oeuvre de charité le chèque de 10 millions de couronnes suédoises (près d'1 million d'euros) qui accompagne le Nobel, a annoncé un porte-parole de la présidence américaine.

Lors de son annonce-surprise, le comité Nobel a salué le président Obama pour avoir créé un "nouveau climat en politique internationale", mettant notamment en avant son engagement en faveur du désarmement nucléaire, moins d'un an après son accession à la Maison Blanche.

"Ces défis ne peuvent pas être relevés par un seul dirigeant ou une seule nation", a souligné vendredi Barack Obama. "C'est la raison pour laquelle mon administration veut établir une nouvelle ère" où chaque pays assume sa part de "responsabilité" pour le monde que nous souhaitons.

Barack Obama a reconnu qu'il acceptait le Nobel de la paix tout en étant commandant en chef d'un pays engagé dans des guerres en Irak et en Afghanistan. "Nous devons affronter le monde tel que nous le connaissons", a-t-il noté. Il a précisé qu'il oeuvrait pour la fin de la guerre en Irak afin d'"affronter un adversaire impitoyable qui menace directement le peuple américain et nos alliés" en Afghanistan.

Le chef de la Maison Blanche a souligné que son administration s'attachait aussi à répondre à "l'impact d'une crise économique internationale" qui a laissé des millions d'Américains sans emploi.

"Ce prix doit être partagé par chaque personne qui se bat pour la justice et la dignité", a-t-il dit, soulignant que certains de ses objectifs, comme un monde sans armes nucléaires, pourraient ne pas être atteints de son vivant.

Il a par ailleurs observé que le Nobel de la paix n'avait pas été forcément décerné, par le passé, pour honorer des réalisations précises mais avait permis donner de l'élan à un certain nombre de causes.

La récompense a surpris Barack Obama et son administration. Son porte-parole Robert Gibbs, informé par des journalistes que le chef de l'exécutif américain était le lauréat 2009, a téléphoné à la présidence tôt vendredi pour lui en faire part.

"Eh bien, ce n'est pas comme cela que je pensais me réveiller ce matin", a déclaré le président américain, en évoquant la réaction de ses deux filles après l'annonce de la nouvelle. "Malia est entrée et a dit: 'Papa, tu as gagné le prix Nobel de la paix et c'est l'anniversaire de Bo (le chien de la famille, ndlr)'. Et puis Sasha a ajouté: 'En plus, nous avons un week-end de trois jours'" devant nous. Et le président Obama de lancer: "c'est bon d'avoir des enfants pour garder un sens de la mesure". AP

mercredi 8 octobre 2008

Léger sursaut des bourses

Les grandes banques centrales internationales ont annoncé mercredi une baisse concertée de leurs taux directeurs, enrayant instantanément la chute des principales Bourses européennes.
La Réserve fédérale américaine a lancé l'action commune en annonçant à 11H00 GMT une baisse de son taux directeur d'un demi-point à 1,5%, en raison de "signes de faiblesse de l'activité économique et d'une réduction des pressions inflationnistes".
Quelques secondes plus tard, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre annonçaient une baisse, également d'un demi-point, de leur taux directeur respectivement à 3,75% et 4,5%.
Dans la foulée, les banques centrales du Canada, de Suède et de Suisse décidaient également des baisses de taux. La Banque du Japon a annoncé qu'elle soutenait le mouvement, mais qu'elle ne pouvait pas s'y associer car son taux directeur est déjà à 0,50%.
Au même moment, la banque centrale de Chine, qui ne fait pas partie de la concertation, a décidé elle aussi une baisse de taux sur les prêts à un an.
Dès l'annonce de cet effort concerté des instituts d'émission, les Bourses européennes, qui avaient lourdement chuté dans la matinée dans le sillage de la Bourse de Tokyo (-9,38% en clôture), se redressaient.
A Londres, après avoir frôlé les 8% de chute, le Footsie effaçait ses pertes et ne cédait plus que 0,07% à 4.601,81 points, dix minutes après l'annonce.
Au même moment à la Bourse de Francfort, le Dax cédait encore 1,35%, à 5.254,79 points, tandis qu'à Paris le CAC-40 revenait dans le vert et gagnait 0,09%, avant de repartir à la baisse.
Les principales bourses européennes avaient en effet ouvert dans le sillage d'une chute historique à Tokyo, sans considération pour l'annonce à Londres en tout début de matinée d'un plan massif de soutien au secteur bancaire britannique.
Londres a annoncé un plan de sauvetage bancaire qui comprend une nationalisation partielle des premières banques du pays, via des prises de participation pouvant aller jusqu'à 50 milliards de livres (65 milliards d'euros).
Huit banques sont concernées : Abbey, Barclays, HBOS - en voie de rachat par Lloyds TSB -, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered.
Le ministre des Finances Alistair Darling a aussi annoncé le déblocage d'une ligne de crédit de 200 milliards de livres (260 mds d'euros) pour faciliter leur financement.
"C'est un pas important en avant mais ce n'est pas le seul", a affirmé M. Darling à la télévision Skynews : "Je n'exclus rien, nous ferons tout ce qu'il faut".
Alistair Darling a ajouté qu'il proposerait une réforme de la régulation du système financier, vendredi lors d'une réunion à Washington des ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).
Parallèlement, le Premier ministre britannique Gordon Brown a souligné mercredi avoir "invité" les autres pays de l'Union européenne à adopter un "plan européen de financement" du système bancaire.
Il a précisé être "en consultation active" sur ce plan et en avoir discuté en début de matinée avec le président français Nicolas Sarkozy. L'idée d'un plan européen, évoquée la semaine dernière par la France, avait été fermement écartée par Berlin qui préférait une approche nationale.
A Rome, le gouvernement italien a prévu l'adoption mercredi soir de "mesures urgentes pour garantir la stabilité des banques et de l'épargne", tandis qu'à Madrid, l'exécutif espagnol avait annoncé mardi la création d'un fonds de soutien au système financier de 30 milliards d'euros.
Mais les initiatives gouvernementales qui se sont multipliées depuis l'adoption du Plan Paulson, doté de 700 milliards de dollars, vendredi aux Etats-Unis, n'avaient pas suffi à enrayer la spirale baissière sur les marchés.
Peu après l'ouverture des marchés, Londres, Paris, Francfort frôlaient les 8% de pertes. Milan perdait plus de 6% et Amsterdam plus de 9%.
A Moscou, les deux Bourses RTS et Micex ont interrompu les échanges 35 minutes après l'ouverture après avoir enregistré des baisses de 11,25% et 14,35%. Bucarest a suspendu ses transactions jusqu'à jeudi.
A Tokyo, l'indice Nikkei a clôturé mercredi sur une chute de 9,38%, la pire depuis le "lundi noir" de 1987.
La déconfiture avait gagné toute l'Asie: en clôture, Hong Kong a perdu 8,2%, Bangkok 6,88%, Singapour 6,61%, Séoul 5,81%, Sydney 5% et Shanghai 3,04%. A Jakarta, la séance a été suspendue après une chute de plus de 10%.
Dans le Golfe aussi, l'affolement a gagné les bourses des riches monarchies pétrolières après trois journées consécutives de repli: les chutes dépassaient 10% à Dubaï et approchaient 9% en Arabie saoudite et au Qatar. La Bourse du Caire perdait également plus de 13%.
Mardi, Wall Street était tombé à son plus bas niveau depuis cinq ans après une chute de 5,11% du Dow Jones et de 5,80% du Nasdaq, contaminant ensuite les marchés asiatiques.

mardi 30 septembre 2008

La valeur du jour à Paris - DEXIA renfloué à hauteur de 6,4 mds

(AOF) - Le cours de Dexia a fait l'objet d'une suspension à la bourse de Paris, après l'annonce d'une opération de sauvetage orchestrée par la France, la Belgique et le Luxembourg. Le Premier ministre belge Yves Leterme a annoncé tôt ce matin une injection de 6,4 milliards d'euros dans la banque franco-belge Dexia, afin de rassurer les marchés après une séance apocalyptique en bourse hier. Le cours s'était alors effondré de près de 30% en l'espace d'une journée, après le sauvetage en urgence de Fortis au cours du week-end.La Belgique apportera 3 milliards d'euros, tandis que l'Etat français déboursera 1 milliard. La Caisse des dépôts et consignations, de son côté, investira 2 milliards d'euros. Pour sa part, le Luxembourg investira 376 millions d'euros sous forme d'obligations convertibles dans la filiale luxembourgeoise de Dexia. Ce plan de secours fait suite à une nuit entière de négociations entre les pouvoirs publics, qui tenaient à parvenir à une solution avant l'ouverture des marchés. A noter que l'Etat français et la CDC détiendront une «minorité de blocage» au capital du bancassureur. Nicolas Sarkozy a tenu une réunion à 5 heures ce matin avec le Premier ministre François Fillon, la ministre de l'Economie Christine Lagarde ainsi que Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, ainsi que Xavier Musca, le directeur du Trésor. Dans un communiqué, l'Elysée a précisé que la décision de venir au secours de Dexia a été prise «pour garantir la continuité du financement des collectivités locales françaises», parmi lesquelles on trouve Dexia Crédit Local. Malgré un coeur de métier peu risqué (le financement des collectivités locales), Dexia a subi l'impact de la crise des "subprimes" à travers sa filiale américaine FSA, spécialisée dans le rehaussement de crédit.(AOF) EN SAVOIR PLUS ACTIVITE DE LA SOCIETE Dexia est né du rapprochement en 1996 des deux principaux acteurs en Europe du financement public local : le Crédit Local de France et le Crédit Communal de Belgique. Les deux institutions ainsi que la Banque internationale à Luxembourg (BIL) ont été unifiées sous l'enseigne unique Dexia en 1999. Dexia constitue une des toutes premières fusions transfrontalières dans le secteur bancaire européen et se classe parmi les quinze plus grands établissements financiers de la zone euro. La banque franco-belge, leader mondial des services financiers au secteur public local, intervient également dans les domaines des services financiers de proximité, de la gestion d'actifs, ainsi que de la trésorerie et des marchés de capitaux. En matière d'administration de fonds, RBC Dexia Investor Services a été lancé en 2006 en collaboration avec la Royal Bank of Canada et se classe parmi les dix premières banques dépositaires au monde. Dexia est également une banque de détail de premier plan en Belgique et au Luxembourg et répond aux besoins en services financiers de plusieurs millions de clients. FORCES ET FAIBLESSES DE LA VALEUR Les points forts de la valeur - Le positionnement du groupe sur le secteur public local lui assure des revenus récurrents et peu risqués car peu dépendants de l'évolution des marchés financiers. Son stock de prêts donne au groupe une bonne visibilité.Les points faibles de la valeur - L'activité de capital market du groupe est réduite.- La concurrence pèse sur les marges de l'activité de Banque des particuliers ainsi que dans le financement public du fait de la forte liquidité et de faible risque.- La filiale américaine du groupe, FSA, a pâti de l'environnement instable aux Etats-Unis. Elle a enregistré près d'un milliard de dollars de pertes sur les trois derniers trimestres et a nécessité des injections de capital pour préserver la notation AAA nécessaier à son activité.COMMENT SUIVRE LA VALEUR - Dexia se définit lui-même comme une valeur contracyclique c'est-à-dire qui évolue dans le sens inverse des cycles économiques. Il profite ainsi des périodes difficiles par les politiques de relance de l'équipement public et le maintien de taux d'intérêts bas. En période de croissance, il résiste par les techniques d'ingénierie financière proposées aux collectivités.- Il faut surveiller la politique de développement du groupe à l'international. Dexia affiche notamment des ambitions au Mexique, au Canada ou encore au Japon dans le domaine du financement public. Le groupe est également intéressé par l'Europe de l'Est.- En raison de la crise actuelle du crédit, le titre est plus sensible aux variations des grandes valeurs financières.LE SECTEUR DE LA VALEUR Finance - Banques L'année 2008 sera marquée par une politique de rigueur des banques françaises. Le Crédit Agricole a prévu un plan de recentrage pour Calyon et va céder jusqu'à 5 milliards d'euros d'actifs d'ici dix-huit mois. Quant à Natixis, qui a vu ses profits chuter de 88% au premier trimestre, à 69 millions d'euros, elle a adopté un plan d'économies de 400 millions d'ici à 2009 (représentant une baisse de 10% des coûts fixes). Comme au Crédit Agricole, certaines activités de marché trop risquées seront réduites, voire arrêtées. D'après une étude du BCG (Boston Consulting Group), la crise actuelle justifie le modèle de banque universelle, diversifiée tant sur le plan géographique que sur celui des activités. Grâce à ce modèle, les banques françaises ont pu compenser les effets de la crise, qui a durement touché les activités de banque de financement et d'investissement. A contrario, la banque à l'anglo-saxonne, qui suppose des établissements spécialisés dans les activités de banque d'investissement ou de crédit aux particuliers, pourrait être remise en cause.

Source Boursorama

Non au plan Paulson. et le Krash boursier !!!

ANALYSE. • Sept pour cent: c'est la facture cash du rejet du plan Paulson, mesurée sur l'indice Dow Jones en baisse hier. • Le S&P a perdu 8,8%, le Nasdaq 9,14%, tandis que l'indice de volatilité mesuré à Chicago a atteint son plus haut niveau historique. Les bourses asiatiques enchaînent ce matin avec des chutes de 5% en moyenne à l'ouverture. • Les marchés mondiaux vivent leur plus grande secousse depuis 1987.
«Sommes-nous en train d'entrer dans un krach républicain?», interrogeait un journaliste de CNBC lundi soir. Il faisait allusion au fait que les républicains de la Chambre des représentants ont refusé à deux contre un le mécanisme instituant un fonds de soutien de 700 milliards de dollars pour stabiliser les banques. Mais les choses ne sont pas si simples: il s'est aussi trouvé deux démocrates sur trois pour dire non, malgré l'engagement de leur leader Nancy Pelosi.

Dans le débat passionné des politiciens, à un mois des (ré)élections, le républicain du Wisconsin Paul Ryan a résumé le dilemme des représentants par cet éclat de sincérité: «Nous nous faisons tous du souci pour notre poste. La plupart d'entre nous disent: je veux que ce plan passe, mais je veux que vous votiez en sa faveur – pas moi!»Ressentiment populaireCar le ressentiment populaire contre Wall Street est immense, et il est politiquement très délicat – suicidaire, pensent certains – d'expliquer aux électeurs qu'on vole au secours des jongleurs déchus de la finance pour éviter plus de saisies hypothécaires, plus de crédits refusés ou de chômage demain.Dans les heures confuses qui ont suivi le refus – les représentants ont refusé par 228 voix contre 205 de débloquer les 700 milliards de dollars – on a tout de même été frappé par la différence de ton entre les deux candidats à la présidence. Très rapidement, Barack Obama a dit: «Je suis confiant que nous allons finir par sauver ce plan» et a souligné la nécessité de rassurer les marchés, un appel qu'on n'attendait pas forcément dans la bouche d'un démocrate.AutojustificationJohn McCain a mis une bonne heure de plus pour réagir. Au terme de sa déclaration empruntée, qui tenait surtout de l'autojustification, plaidant pour une approche non-partisane tout en rejetant la faute sur l'adversaire, on ne savait toujours pas ce qu'il pense vraiment. Depuis dix jours que la crise politique bout autour du plan Paulson, la question se pose avec une acuité croissante: John McCain dirige-t-il ses troupes, ou est-il dirigé par elles? Les républicains donnent l'impression de jouer à la roulette russe, avec un barillet chargé de cinq balles.Agir viteDans l'immédiat, les tractations vont sans doute reprendre pour sauver ce qui peut l'être. «Nous devons remettre sur pied quelque chose qui fonctionne», a déclaré devant les reporters le secrétaire d'Etat au Trésor Henry Paulson, la voix rauque d'épuisement. «Les familles aussi sentent les effets de la crise du crédit, tandis qu'il devient plus difficile d'obtenir un prêt pour une voiture ou des études». Henry Paulson a surtout insisté sur la nécessité d'agir vite. George Bush a annoncé une nouvelle déclaration pour ce mardi, mais l'effet des précédentes a été nul, sinon contre-productif, et le lobbying sans précédent du Congrès par la Maison-Blanche n'a pas eu plus d'effet.Tel est l'étonnant bras de fer qui se présente ce mardi matin entre des politiciens tétanisés par leur base en colère et des marchés au bord de la panique. Un gérant de fonds résumait ainsi l'enjeu à la télévision: «Si les politiciens ne bougent pas, les bourses vont les faire bouger!»Dominos bancairesDifficile, toutefois, de prévoir l'ampleur des mouvements. On observera d'abord que les marchés européens étaient déjà très négatifs lundi après-midi, alors que l'hypothèse dominante restait celle d'une acceptation du plan Paulson. Par ailleurs, les dominos bancaires continuent de tomber, mais pour l'instant, ils tombent en bon ordre, si l'on peut dire. Wachovia et Washington Mutual ont été digérées par d'autres, Fortis, B&B et Hypo Real Estate sauvés du pire par les autorités ou des consortiums bancaires. Les partisans de la ligne dure en tirent argument pour affirmer que le système doit se purger de lui-même et qu'une approche au cas par cas est préférable à celle du «pot commun» imaginée par le gouvernement américain, peu transparente et éventuellement gaspilleuse de deniers publics.En face, les partisans d'un signal fort soulignent le danger d'une asphyxie prolongée du marché interbancaire. Pour pallier au plus pressé lundi, les banques centrales ont irrigué le système de montants inouïs: plus de 600 milliards de dollars à court terme aux Etats-Unis. En ce moment, ce sont elles, et elles seules qui tiennent le système financier mondial sous perfusion. Le malade a-t-il les forces pour reprendre ses esprits sans un électrochoc? A cette heure, personne n'est capable de répondre à cette question.

Réunion de crise pour éviter la coupure des crédits bancaires

Nicolas Sarkozy a convoqué, mardi 30 septembre, à partir de 10 h 30, à l'Elysée, les dirigeants des principales banques et assureurs de la place - Henri de Castries (Axa), Baudouin Prot (BNP Paribas), Frédéric Oudéa (Société générale), Philippe Dupont (Banques populaires) etc. -, en présence du premier ministre François Fillon et du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Objectif, rassurer les Français, alors que le tsunami financier a commencé à attaquer les banques européennes pendant le week-end et fait chuter les valeurs financières à la Bourse de Paris, lundi 29 septembre.

L'urgent, c'est de rasssurer les épargnants, éviter que ne se forment des files aux guichets des banques, comme l'ont connu les britanniques, il y a un an, avec la faillite de Northern Rock. Le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon, jeudi 25 septembre, était censé apaiser les Français, en leur tenant un langage de vérité. En réalité, il les a aussi inquiétés. "En affirmant d'emblée que tous les dépôts seraient garantis par l'Etat, le président de la République a laissé libre cours aux spéculations. Cela a eu un effet anxiogène", observe un proche des autorités de tutelle.
L'un des objectifs de la rencontre de mardi est de faire un point sur l'évolution du crédit. L'Elysée note que la crise ne s'est pas encore propagée aux entreprises non financières, comme l'atteste leur résistance en Bourse. Mais il faut éviter qu'elles ne soient mises en difficultés en raison d'une restriction du crédit bancaire. "Nous ne voyons pas comment il peut ne pas y avoir de restriction du crédit, même si les banques disent le contraire", explique-t-on à l'Elysée.
Nicolas Sarkozy a évoqué à Toulon un arsenal de mesures (cautions, garanties...) pour éviter que les entreprises ne souffrent d'un crédit crunch. Quant aux particuliers, ils vont encaisser la hausse du loyer de l'argent, ce qui réduira leur capacité d'emprunt immobilier, voire renchérira leurs mensualités pour la minorité de ménages endettée à taux variable.
Pour ne pas asphyxier l'économie, le chef de l'Etat devait donc encourager les banques à laisser ouverts les robinets du crédit.
ASSOUPLIR LES NORMES
L'enjeu, mardi, n'était pas tellement de connaître l'exposition des groupes français aux risques liés à la crise. "Nous n'en sommes plus là, explique un conseiller de l'Elysée, mais face à une défiance pure et simple qui touche les établissements les plus fragiles". Pour les pouvoirs publics, il faut sortir du cercle infernal baisse des cours de Bourse, hausse des coûts de refinancement, baisse de la confiance et crise de liquidités. "Rétablir la confiance, voilà la clé, l'urgence !, confirmait un banquier lundi soir, la crise prend des proportions si folles que nous ne savons pas comment nous allons passer la journée du lendemain".
Enfin, Nicolas Sarkozy souhaitait valider auprès des professionnels ses propositions de réforme de la régulation. Il a demandé à la Commission européenne de permettre aux banques d'évaluer leurs actifs non pas au prix de marché - soit "à la casse" -, comme l'imposent les règles, mais à une valeur liée à leur durée de détention. Un actif conservé plusieurs années vaut plus que s'il doit être cédé demain. Les Français se sentent soutenus par le feu vert du Conseil des superviseurs bancaires européens. Là aussi, l'urgence est de mise, l'idée étant d'obtenir un assouplissement des normes en octobre, pour faciliter l'arrêté des comptes du troisième trimestre.



Arnaud Leparmentier et Anne Michel ( Le monde )

La Bourse de Paris chute à l'ouverture

Le marché parisien connaît à nouveau une séance difficile, après les craquements boursiers d'hier.

Le marché parisien est à nouveau chahuté aujourd'hui. Le CAC 40 perd 1,9% à 3878,28 points, à l'ouverture. Hier, les principaux marchés boursiers ont connu un lundi noir. Le CAC 40 avait dévissé de 5,04% à 3953,48 points, soit son plus bas niveau depuis mai 2005. Cette chute s'est déroulée avant
le rejet du plan de sauvetage des banques par la Chambre des représentants américaine, alors que la plupart des analystes estimaient que le plan serait adopté après que les partis républicains et démocrates ont pu trouver un terrain d'entente.
Cette nouvelle a provoqué
une vraie déroute à Wall Street. Le Dow Jones plongeait de 6,98% à 10365,45 points, soit sa plus forte chute en termes de points de son histoire. Quant au Nasdaq Composite, il dégringolait de 9,14% à 1983,73 points.
Ce rejet rend les bancaires et les assureurs plus fragiles encore qu'ils ne l'étaient. Les investisseurs sont désormais très vigilants puisque la crise a contaminé l'Europe, avec les nationalisions d'urgence
du belgo-néerlandais Fortis et de la banque de crédit britannique Bradford & Bingley. Hier, Dexia s'enfonçait de 28,50% sur des craintes concernant sa solidité, après des pertes colossales sur les marchés américains.
Face à la tempête financière, Nicolas Sarkozy convoque aujourd'hui les banques et les assureurs
pour faire le point sur leur situation.
Sur le plan macroéconomique, les Etats-Unis publieront à 15h45, l'indice PMI de Chicago de septembre et à 16h00, l'indice de confiance des consommateurs du Conference Board de septembre. L'Allemagne dévoilera son taux de chômage d'août, le Royaume Uni, son PIB du deuxième trimestre, et la zone euro, les prix à la consommation (estimation rapide) de septembre. La dette publique de la France a grimpé de 18,8 milliards d'euros au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent à 1269,3 milliards d'euros, indique l'Insee.
Les valeurs du CAC 40 à suivre : Dexia, EADS, Schneider Electric, EDF, Unibail-Rodamco, Vivendi
Le Premier ministre belge, Yves Leterme, a annoncé mardi qu'un accord était intervenu entre les gouvernements belge, français et luxembourgeois pour injecter
6,4 milliards d'euros dans le bancassureur franco-belge Dexia. Par ailleurs, Standard & Poor's Ratings Services a abaissé de AA à AA-, la note de contrepartie long terme des principales sociétés de Dexia. L'agence maintient la perspective négative.
Les organisations syndicales ont voté à l'unanimité lundi contre la création de la nouvelle filiale d'Airbus Aérolia lors d'un vote consultatif du comité central d'entreprise extraordinaire qui s'est tenu à Toulouse.
Schneider Electric finalise l'acquisition du canadien Xantrex, spécialiste des onduleurs utilisés dans les installations solaires et éoliennes.
EDF a conclu le rachat d'Eagle Energy Partners, l'activité nord-américaine de la banque Lehman Brothers dans l'acheminement d'énergie en gros et le stockage de gaz.
Unibail-Rodamco met en paiement le 15 octobre un acompte sur dividende de 1,75 euro par action au titre de l'exercice 2008.
SFR finalise son rapprochement avec Neuf Cegetel. Il désire se positionner comme un véritable concurrent d'Orange.
Les valeurs du SBF80 à suivre : Areva, CGGVeritas (ex-Geophysique), Theolia
Areva T&D India et GE Consumer & Industrial India annoncent une alliance dans la transmission et la distribution d'électricité.
CGGVeritas annonce l'extension d'un contrat pluriannuel d'acquisition sismique de Haute Densité et Haute Productivité en Oman.
Le PDG de Theolia a démissionné de son poste avec effet immédiat. Le groupe nomme Eric Peugeot au poste de président du conseil d'administration tandis que Marc Van't Noordende devient directeur général à titre intérimaire, jusqu'en avril 2009.

Source Le figaro

Dexia va être recapitalisé en urgence

Les autorités belges et la Caisse des dépôts française volent au secours de la banque, sur fond de plongeon de l'action et de pression politique forte.

Au lendemain de la nationalisation en urgence de Fortis par les gouvernements belge, néerlandais et luxembourgeois, l'atmosphère restait hier électrique à Bruxelles. L'avenir de la banque Dexia était cette fois en jeu, sur fond de déroute de l'action en Bourse (- 29,5 %).
Le dossier étant très sensible, les autorités politiques belges et françaises sont impliquées. Côté belge, le gouvernement a publié un communiqué dans la soirée d'hier. Lors d'une concertation entre le gouvernement fédéral et les gouvernements des trois régions (Wallonie, Flandre et Bruxelles), « celles-ci ont confirmé leur accord de principe de participer à un effort conjoint pour renforcer les fonds propres du groupe Dexia ». Le premier ministre belge, Yves Leterme, aussi assuré que « les mesures nécessaires pour préserver les intérêts des épargnants de Dexia » seraient prises. Aucune précision financière n'a été fournie, dans l'attente d'une communication de la part de la banque elle-même, dont les administrateurs étaient réunis hier, après avoir eu une première séance dans la soirée de dimanche. Du côté français, c'est la Caisse des dépôts, actionnaire à hauteur de 11 % de Dexia, qui est sollicitée. La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a d'ailleurs déclaré dans la journée que la Caisse « prendra ses responsabilités en tant qu'actionnaire ». Au total, selon le quotidien belge L'Écho, ce sont 7 milliards d'euros qui devraient être injectés.
Banques des collectivités
La mobilisation des gouvernements belge et français au chevet du groupe est liée à la spécificité de cette institution, qui est « la » banque des collectivités locales, en Belgique avec le réseau de l'ex-Crédit communal de Belgique, mais aussi en France (Crédit local de France). Elle est aussi un réseau de banques de détail en Belgique et au Luxembourg, et détient aux États-Unis FSA, un rehausseur de crédit dont le métier consiste à assurer des émissions obligataires. Cette filiale est à l'origine de la plus grande partie des problèmes de Dexia depuis le début de l'année.
Mais, jusqu'à ce jour, l'administrateur délégué de Dexia, Axel Miller, s'était refusé à envisager une augmentation de capital de la banque franco-belge, forte d'un ratio de fonds propres (Tier 1) de plus de 9 %, c'est-à-dire bien supérieur à la norme.


Source le figaro

mardi 16 septembre 2008

Lehman Brothers, Merryl Lynch, AIG, WaMu... la boite noire fait des victimes

L'indice parisien vedette a, déjà, subi lundi sa quatrième plus violente chute de l'année, plongeant de 3,78% et subissant comme l'ensemble des places mondiales les contrecoups du dépôt de bilan de la banque américaine Lehman Brothers.La Bourse de New York a quant à elle subi sa pire séance depuis le 11 septembre 2001, s'enfonçant particulièrement dans les derniers échanges : le Dow Jones a perdu 4,42% et le Nasdaq 3,60%.Les marchés asiatiques ont encore creusé leurs pertes mardi, l'indice Nikkei terminant sur un plongeon de 4,95% à Tokyo, tandis que Taïwan a perdu 4,89%. A la mi-journée, Shanghai cédait 3,16% et Hong Kong 5,9%.Loin de s'arrêter à la ruine de Lehman Brothers et au rachat de Merrill Lynch, la crise financière s'étend à l'assureur américain AIG, engagé depuis quelques jours dans une course contre la montre pour lever des fonds, et à la banque Washington Mutual (WaMu), très exposée au marché immobilier.Ces deux institutions ont vu leurs notes de dettes nettement dégradées lundi, signe que les principales agences les considèrent comme moins solvables.Les banquiers centraux ont tenté de parer au plus pressé en injectant des fonds importants sur les marchés monétaires, respectivement 30 milliards d'euros pour la Banque centrale européenne, 5 milliards de livres pour la Banque d'Angleterre et 2.500 milliards de yens pour la Banque du Japon.La Réserve fédérale américaine (Fed) a de son côté mené lundi deux opérations de prise en pension au jour le jour, à l'issue desquelles elle a alloué un total de 70 milliards de dollars aux banques. Son comité de politique monétaire se réunit mardi.Alors que les économistes estimaient en très large majorité que la Fed maintiendrait ses taux à 2%, jusqu'à ce week-end encore, les chances d'une baisse ont beaucoup gagné en crédibilité avec la quasi-faillite de Lehman Brothers.Avant cette décision rendue à 18h15 GMT, les investisseurs surveilleront les chiffres de l'inflation d'août aux Etats-Unis, à 13h00 GMT, et surtout les résultats trimestriels de Goldman Sachs, attendus avant l'ouverture de Wall Street.Total discute avec le gouvernement irakien pour revenir en Irak "de manière durable", selon un entretien de son patron Christophe de Margerie au Figaro.BNP Paribas, Credit Agricole, Dexia, Societe Generale : Standard & Poor's a dégradé de trois crans la note de la dette à long terme de la banque américaine Washington Mutual (WaMu), considérée comme l'une des plus exposées au marché immobilier, à "BB-", contre "BBB-" auparavant.Axa et le principal opérateur indien de téléphonie mobile Bharti ont annoncé lundi qu'ils comptaient solliciter le public indien pour parvenir à une société de gestion d'actifs de 10 milliards de dollars d'avoirs d'ici 2012.EDF tiendra mercredi un Conseil d'administration prévu de longue date qui, selon une source proche du dossier, fera le point sur le dossier du rachat de British Energy.Capgemini, Steria, Gfi Informatique, Atos Origin, Sopra Group : le géant informatique américain Hewlett-Packard a annoncé lundi la suppression de 24.600 emplois dans le monde, partiellement compensée par de nouvelles embauches, à la suite de la récente acquisition d'Electronic Data Systems.Club Mediterranee : les départs enregistrés par les tour-opérateurs français en août pour les voyages à forfait ont dépassé les attentes avec une hausse de 8,5%, après un mois de juillet décevant (-3,4%), selon les chiffres publiés mardi par l'Association des tour-opérateurs (Ceto).Eurosic : la foncière cotée du groupe Caisse d'Epargne a déposé un projet de fusion-absorption de la société immobilière Vectrane, dont elle détient 98,75%.

lundi 15 septembre 2008

La chute de Lehman Brothers ébranle la finance mondiale

par Dan Wilchins et Jennifer Ablan
NEW YORK (Reuters) - Les Bourses mondiales étaient en forte baisse lundi après l'annonce du dépôt de bilan de la banque d'investissement Lehman Brothers, celle du rachat de Merrill Lynch par Bank of America et la décision de la Réserve fédérale d'ouvrir un peu plus grand encore le robinet des liquidités.
Le sentiment que la crise financière fait des victimes de plus en plus grosses nourrit la défiance des investisseurs et favorise le repli sur les valeurs refuges.
Vers 13h00 GMT, l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cédait 4,6%, le Cac 40 à Paris 5%, le FTSE londonien 4,7% et le Dax allemand 4%.
Le secteur bancaire reculait de près de 9% et l'assurance 7,9% avec des baisses dépassant 10% pour de grands noms tels qu'UBS, Crédit agricole ou Axa.
Les investisseurs s'interrogent sur l'identité de la prochaine victime de la tempête et le nom de l'assureur American International Group (AIG) est le plus souvent cité. Le New York Times a rapporté qu'AIG, ex-première capitalisation boursière mondiale du secteur de l'assurance, avait approché la Fed en vue de trouver 40 milliards de dollars de financements à court terme.
La banque centrale américaine a annoncé que, pour la première fois depuis sa création, elle allait accepter des actions en guise de collatéraux pour des prêts de liquidités. Parallèlement, dix grandes banques internationales ont créé un fonds d'urgence de 70 milliards de dollars (49 milliards d'euros), dans lequel chacune d'entre elles pourra puiser en cas de besoin urgent.
"LA SURVIE DES PLUS FORTS"
L'enchaînement des événements traduit une restructuration en profondeur du modèle bancaire américain, avec la disparition de plusieurs banques d'investissement indépendantes et le renforcement des grands groupes diversifiés comme Bank of America ou JPMorgan Chase & Co.
"On est revenu au capitalisme le plus pur: la survie des plus forts. L'Etat ne peut et ne veut pas renflouer tout le monde", explique Justin Urquhart Stewart, directeur de l'investissement de 7 Investment Management à Londres.
"Les investisseurs vont maintenant se tourner uniquement vers les banques dignes de confiance, même si c'est une expression qui a tendance à écorcher la langue en ce moment."
Bank of America s'apprête à prendre le contrôle de Merrill Lynch - numéro un mondial du courtage - pour environ 50 milliards de dollars payables en actions, un montant qui fait presque figure de bonne affaire.
"La rapidité avec laquelle cela s'est fait est tout simplement choquante", a commenté un salarié de Merrill en Asie. "On a du mal à croire que Merrill Lynch n'existera plus."
Les craintes ravivées par la chute de Lehman et les doutes croissants sur la difficulté à évaluer les risques de contrepartie dans le secteur expliquent en grande partie la baisse des Bourses et le repli sur les actifs jugés plus sûrs, comme les emprunts d'Etat ou l'or.
Les rendements des bons du Trésor américain sont tombés à leur plus bas niveau depuis cinq mois et certains investisseurs estiment que la Fed pourrait baisser ses taux sans même attendre sa réunion de politique monétaire mardi.
Les marchés européens reflètent quant à eux une montée des anticipations de baisse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) avant la fin de l'année, une hypothèse jugée peu probable la semaine dernière encore.
LES BANQUES CENTRALES PRÊTES À AGIR SI NÉCESSAIRE
Lehman Brothers, désormais placée sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites, est le plus important dépôt de bilan d'une firme de Wall Street depuis la chute du spécialiste des "junk bonds" Drexel Burnham Lambert en 1990.
Les administrateurs provisoires de la branche européenne de Lehman ont expliqué qu'ils allaient tenter de démanteler la société d'une manière aussi ordonnée que possible.
Le dépôt de bilan était inévitable après l'échec des discussions orchestrées par la Fed et le Trésor américain pour essayer de sauver la banque, des efforts ruinés par le retrait du britannique Barclays, le repreneur le plus probable.
Selon une source proche du dossier, l'une des raisons du retrait de Barclays est le refus du secrétaire au Trésor, Henry Paulson, d'engager des fonds publics dans un sauvetage de Lehman.
"Cela montre que le gouvernement américain est en train de dire 'ça suffit' après avoir sauvé plusieurs établissements, et qu'il considère le cas Lehman comme une affaire relevant du privé", souligne Marie-Pierre Pillon, de Groupama Asset Management à Paris.
Après les mesures annoncées par la Fed, plusieurs grandes banques centrales d'Asie et d'Europe, dont la BCE, ont elles aussi exprimé leur volonté d'agir pour stabiliser les marchés. Reste à savoir si ces mesures suffiront à contenir les répercussions des dernières secousses.
"Tous ceux qui ont des actifs toxiques et qui n'ont pas encore achevé leur confession feraient mieux de le faire maintenant", souligne Matt McCormick, gérant de Bahl & Gaynor Investment Counsel, pour qui "Lehman a tenté de nier la réalité jusqu'à l'issue fatale."
La chute de Lehman et le rachat de Merrill devraient toutefois avoir des conséquences lourdes sur l'emploi à Wall Street. Selon certaines estimations, le secteur financier a déjà procédé à 100.000 suppressions d'emplois et 50.000 autres pourraient s'annoncer maintenant.
Lehman emploie plus de 25.000 personnes et Merrill Lynch environ 60.000 dans le monde entier.
Version française Marc Angrand

mercredi 10 septembre 2008

Pensée du jour

Tierno Bokar :

Le mal doit être combattu par les armes du bien et de l'amour. Quand l'amour détruit un mal, ce mal est tué pour toujours. La force brutale ne fait qu'enterrer provisoirement le mal qu'elle veut combattre et détruire. Or le mal est une semence tenace. Une fois enterrée, elle se développe en secret, germe et réapparaît plus vigoureuse encore.

vendredi 20 juin 2008

De l’essence à 4 cents le litre...

Qui a dit que l'essence est devenue un produit de luxe ? Il est en effet tout à fait possible d'en trouver à 4 cents le litre !...Bon, certes, il vous faudra aller faire le plein de votre sage – trop sage... – monospace ou de votre coccinelle tunée au Venezuela mais il s'agit bien effectivement du prix à la pompe à Caracas ; et encore, il s'agit de cents de dollar...

L'exemple est certes extrême mais force est de constater qu'un très grand nombre de pays de part et d'autre de la planète subventionnent, dans des proportions très variables, les prix du carburant : ainsi, l'essence vaut 0,7 dollar le litre au Mexique et 1,1 dollar en Colombie, pays limitrophe du Venezuela ; un vrai rêve de contrebandier !...

Une telle générosité s'explique en fait assez bien : premièrement, les routiers sont sympa, cela va sans dire !... Deuxièmement, de telles subventions contribuent, assez efficacement il faut bien le dire, à acheter la paix sociale. Troisièmement, et c'est un corollaire du point précédent, ce système permet de limiter les dérives inflationnistes dans des pays structurellement exposés à ce type de risque.

Ceci étant posé, l'envolée des cours du brut commence à rendre l'ardoise douloureuse pour les finances publiques de nombre de pays : ainsi, le budget mexicain devrait être ponctionné à ce titre de près de 20 milliards de dollars cette année ; et, en Colombie, les subventions drainent d'ores et déjà plus de 3 % du PIB...

Nombre de pays, en Asie notamment, commencent donc à remettre en cause un tel système qui, par delà son simple coût, présente de graves effets pervers : d'une part, il encourage le gaspillage (la consommation d'essence a été multipliée par 2 en 5 ans au Venezuela), la pollution, les embouteillages... D'autre part, il atténue considérablement l'élasticité-prix de la consommation de carburant : entre les subventions des pays pauvres et la fiscalité des pays riches, on estime qu'une hausse de 100 % du cours du baril se traduit par une hausse de 20 % seulement du prix moyen mondial à la pompe...


Et dire que – presque... – tout le monde croit que l'on vit dans une jungle capitaliste...

vendredi 13 juin 2008

Introduction à l'inflation et son impact.

Les termes économique que vous entendez et lisez dans la presse financière en général va au-delà de la simple notion de l'offre et la demande. Il est important d'avoir une portée d'au moins quelques-uns des concepts économiques qui influent sur les marchés. Cela peut avoir un impact positif significatif sur votre avenir financier.
Qu'est-ce que l'inflation ?
L'un des plus importants concepts économiques est l'inflation. À son niveau le plus élémentaire, l'inflation est tout simplement une hausse des prix. Avec le temps, comme le coût des biens et services augmentent, la valeur du dollar va croitre parce que vous ne serez pas en mesure d'acheter autant de dollar que vous auriez pu le mois dernier ou la dernière année. Bien sûr, il semble que le coût des marchandises sont toujours en croissance, au moins dans une certaine mesure, même lorsque l'inflation semble être sous contrôle. Il est important de noter que certains montant de l'inflation est considéré comme normal (en fait, comme nous l'expliquons ci-dessous, en raison de ses relations avec le chômage, une inflation est en fait souhaitable). Bien que le taux annuel d'inflation a beaucoup fluctué au cours du dernier demi-siècle, allant de presque zéro l'inflation à 23% d'inflation, la Fed tente activement de maintenir un taux d'inflation, qui est généralement de 2-3%, mais peut varier selon les circonstances . La déflation (par exemple, -1%) se produit lorsque les prix diminuent en fait sur une période de temps. S’il vous plaît noter que la déflation n'est pas la même que la désinflation, qui est lorsque le taux d'inflation diminue mais demeure positif (par exemple, un changement d'un taux de 3% à un taux de 2%).
Comment l'inflation est mesurée ?
Il existe deux principaux indices utilisés pour mesurer l'inflation. La première est l'indice des prix à la consommation, ou l'IPC. L'IPC est une mesure du prix d'un ensemble de biens et de services. Le «paquet», comme le groupe est connu, contient des éléments tels que la nourriture, l'habillement, essence, et même les ordinateurs. Le montant de l'inflation est mesurée par l'évolution du coût de l'ensemble: si elle coûte 5% de plus pour acheter le paquet, il n'a qu’ un an avant, il a été de 5% le taux annuel d'inflation au cours de cette période sur la base de l'IPC . Vous avez également souvent entendu parler de la «Core Rate" ou "Core CPI". Il ya certains éléments dans le faisceau utilisé pour mesurer l'IPC qui sont extrêmement volatils, tels que le prix de l'essence. En éliminant les éléments qui peuvent avoir des incidences importantes sur le coût de l'ensemble (dans les deux sens) d’un mois à l’autre, le taux de base est pensée pour être un meilleur indicateur de l'inflation réelle, la lente, mais constante augmentation dans le prix de biens et services. La deuxième mesure de l'inflation est le Producer Price Index, ou l'IPP. Bien que l'IPC indique le changement du pouvoir d'achat du consommateur, l'IPP mesure la variation du pouvoir d'achat des producteurs de ces produits. L'IPP mesures combien de producteurs se sont produits sur le marché de gros, c'est-à-dire le prix auquel un produit est vendu à d'autres entreprises avant que le produit est vendu à un consommateur. L'IPP combine en fait une série de petits indices qui traversent de nombreuses industries et de mesurer les prix pour trois types de marchandises: brut, intermédiaires et finis. En règle générale, les marchés sont les plus concernés par les produits finis, car ceux-ci sont un bon indicateur de ce qui se passera avec les futurs rapports IPC. L'IPC est une mesure plus populaires de l'inflation que le PPI, mais les investisseurs regardent de près les deux.
L'inflation et vos placements
L'inflation est redoutée par les investisseurs car elle broie la rentabilité de vos placements. En termes simples, 100 $ aujourd'hui, ce n'est pas la même que 100 $ en 1 ou 10 ans. Il est essentiel d'inclure des mesures de l'inflation attendue pour le calcul de votre retour sur investissement. Comme exemple élémentaire, si vous investissez 1000 $ pour un 1 an qui vous assure un retour de 5% au cours de cette année, vous serez amené à renoncer à 1000 $ dès maintenant pour 1050 $ dans 1 an. Si au cours de cette année le taux d'inflation est de 6%, le pouvoir d'achat de 1000 $ a diminué de 60 $, et que vous avez effectivement perdu du terrain! (Bien sûr, l'impôt sur les gains en capital que vous payez sur votre «gain» ne fera qu'accroître cette perte.) Si vous aviez dépensé que 1000 $ au lieu d'investir, vous auriez été en mesure d'acheter un plus grand ensemble de biens que ce qui était possible avec les 1050 $ vous avez gagné un an plus tard. Toutefois, ce n'est pas une suggestion que vous dépensez votre argent au lieu de l'investir. Tout d'abord, les raisons pour investir sont trop nombreuses pour être énumérées, mais une maison de retraite devrait suffire à vous inspirer. Étant donné que les économies sont importantes, l'inflation ronge votre pouvoir d'achat plus si vous venez de mettre votre épargne sous votre matelas que si vous aviez investi. Maintenant que cette question a été clarifiée, il est important d'être conscient des effets de l'inflation sur vos placements. Chaque fois que vous le pouvez, essayez de déterminer votre «taux de rendement réel», qui est le retour, dont vous pouvez vous attendre après la prise en compte des effets de l'inflation. Si vous travaillez avec un professionnel financier, lui demander une estimation du taux réel de rendement d'un investissement ou un portefeuille. Comme on l'a expliqué, l'inflation peut éroder la valeur des placements liquides, comme les actions, obligations, etc. Toutefois, certaines personnes croient que les investissements en biens réels, comme une maison, sont protégés de l'inflation. La raison en est que la valeur réelle d'un bien est déterminé dans une large mesure, par sa nature intrinsèque, par opposition à l'argent, qui est évaluée seulement pour ce que vous pouvez l'échanger. Si l'inflation est élevé, le prix d'une maison ou d’une voiture peut simplement augmenter à un rythme similaire, d'isolation de l'érosion des prix. On ne peut pas en dire autant de 1 à 10 ans. En conséquence, certains investisseurs souhaitent obtenir la protection de l'inflation, et des options de placement qui deviennent de plus en plus disponibles. L'exemple le plus populaire est TIPS – treasury Inflation Protected Securities. Ces investissements sont tout comme les obligations, sauf qu'ils sont à l'abri des effets de l'inflation. La description ci-dessus explique pourquoi les investisseurs doivent suivre de prés les rapports IPP et IPC. En plus d'être conscient du rythme actuel de l'inflation, il est essentiel d'être conscient de ce qu’est le taux d'inflation que les experts anticipent. La valeur des investissements actuels et l'attractivité des investissements futurs changeront en fonction des perspectives d'inflation.
L'inflation et le chômage
De nombreux économistes modernes pensent que l'inflation est inversement liée au chômage. Cette relation est indiquée par ce qu'on appelle la courbe de Phillips. La courbe de Phillips montre la relation entre un niveau donné de l'inflation et le niveau de chômage qui irait avec elle. Quand l'inflation diminue, le chômage devrait augmenter. Cette relation est la raison pour laquelle vous entendez parler de la Fed du double de tâches de maintien de l'inflation sous contrôle et le maintien du plein emploi. Les économistes s'accordent à dire qu'il existe un niveau minimum de chômage que l'économie peut supporter sans causer d'inflation accélérée.

mercredi 11 juin 2008

La corrélation entre pétrole et dollar reste imparfaite

La hausse record de vendredi est largement due à des rachats de positions vendeuses, selon Goldman Sachs, qui table toutefois sur la pousuite de la hausse. Entre raisons fondamentales et spéculations, les observateurs s’interrogeaient encore hier sur l’envolée record du pétrole – le baril de WTI a bondi de 10,75 dollars vendredi à 138,54 dollars, et de 16,24 dollars en deux séances, même s’il s’est replié hier. La déclaration belliqueuse du ministre israélien des Transports Shaul Mofaz à l’égard de l’Iran a sans doute amplifié une hausse déjà perceptible la veille. Quant à l’explication désormais courante d’un dollar faible, qui incite les investisseurs à arbitrer avec les matières premières, elle ne tient qu’en partie. Le fort rebond initié jeudi dernier a coïncidé avec le discours de Jean-Claude Trichet sur une hausse des taux en zone euro, puis avec de mauvais chiffres du chômage américain. L’euro/dollar est ainsi passé en deux jours de 1,5432 à 1,5777. Et la corrélation négative entre billet vert et baril, phénomène récent, n’a jamais été aussi forte (voir graphique). A -0,41, elle reste cependant loin du niveau de -1 qui impliquerait une relation parfaite. Intuitivement, la baisse de 2,2 % du billet vert en deux jours ne peut d’ailleurs expliquer à elle seule la hausse concomitante de 13,3 % du baril de WTI.
Les analystes de Goldman Sachs l’attribuent pour leur part à un réajustement de la courbe des futures. Celle-ci s’était aplatie récemment, en raison de ventes à découvert liées aux craintes pesant sur la demande de pétrole. « La rapidité et la force du rebond suggèrent qu’il (…) est largement dû à une ample couverture de ces positions vendeuses », estime Goldman Sachs. Entre les prix au comptant et futurs, la pente de la courbe est désormais négative de 5 %. Mais pour Goldman Sachs, les fondamentaux du marché impliquent toujours une pente de 15 %, ce qui pourrait porter le prix du baril à 149 dollars dès cet été.

mercredi 16 avril 2008

Un lycéen allemand corrige un calcul de la Nasa sur le danger d'un astéroïde

BERLIN (AFP) — Un Allemand de 13 ans a corrigé des calculs de la Nasa sur la probabilité de collision d'un astéroïde avec la Terre et l'Agence a reconnu son erreur.
A partir d'observations télescopiques à l'Institut d'astrophysique de Potsdam (AIP), près de Berlin, le lycéen Nico Marquardt a calculé une probabilité de 1 sur 450 qu'un astéroïde baptisé Apophis entre en collision avec la Terre, a rapporté le quotidien régional Potsdamer Neuerster Nachrichten.

La Nasa, qui avait estimé à 1 sur 45.000 la probabilité d'un tel impact, a fait savoir --via l'Agence européenne de l'espace (Esa)-- que le jeune génie avait raison.
Le facteur intégré par Nico Marquardt que l'Agence américaine n'avait pas pris en compte est le danger de collision d'Apophis avec l'un ou plusieurs des 40.000 satellites lors du passage près de la planète bleue le 13 avril 2029.

Ces satellites tournent à une vitesse de 3,07 km/seconde autour de la Terre à une distance allant jusqu'à 35.880 kilomètres: or l'astéroïde devrait passer à 32.500 kilomètres de notre planète. Si un impact a lieu en 2029, cela pourrait changer la trajectoire d'Apophis de manière à lui faire rencontrer notre planète lors de son prochain passage près de la Terre prévu en 2036.
La Nasa et Nico Marquardt estiment qu'en cas de collision, la boule de fer et d'iridium d'un diamètre de 320 mètres et lourd de 200 milliards de tonnes tomberait dans l'Océan Atlantique. Ce choc déclencherait des vagues monstrueuses, ravageant les côtes et bien au-delà, tandis que des masses extrêmement denses de poussière dans l'atmosphère assombriraient le ciel pour un temps indéterminé.

Nico Marquardt avait fait connaître sa découverte dans le cadre d'un concours régional qu'il avait remporté grâce à son travail intitulé "L'astéroïde meurtrier Apophis".

Sur Internet : Nasa: http://neo.jpl.nasa.gov/apophis/

vendredi 11 avril 2008

Une vingtaine de gérants et de "quants" quitte Goldman Sachs Asset Management

Au cours du mois de mars, une vingtaine de professionnels exerçant dans les équipes réputées de gestion quantitative de Goldman Sachs Asset Management ont dû lever l’encre...

Comme la société d’investissement londonienne Augustus qui a récemment remis à plat ses boîtes noires et relancé de nouveaux algorithmes, beaucoup de fonds quantitatifs ont décidé de modifier leurs automates de trading, basés sur des modèles mathématiques, inadaptés aux pics de volatilités qu’ont connu les marchés au dernier semestre 2007.
Goldman Sachs Asset Management, pourtant à la pointe de ces technologies, n’a pas encore réussi à redresser la barre. Pire, la firme qui possédait une des équipes les plus prestigieuses en gestion quantitative, s’est tout simplement séparée d’une bonne partie de ses forces vives.
Il faut avouer que la fusion des équipes de Bob Jones, qui gérait un fonds quantitatif dit « long only » et celle de Mark Carhart, qui gérait le fonds quantitatif Global Alpha, qui a chuté de près de 40% en une année, n’a pas contribué à galvaniser le moral des troupes.
Le malaise s’est prolongé dans les équipes lorsque les contre-performances du mois dernier ont emmené le fonds de pension de l’État du Massachusetts à mettre fin à un contrat de 1,2 milliard de dollars avec Goldman Sachs.
Parmi ceux sur le depart, figurent Constantin Filitti, Bernd Hanke et Christopher Li, directeurs adjoints des equipes de recherche, Max Belenitsky et Patrick McDonough, directeurs adjoints chargés de l’implémentation de la stratégie, ainsi Eric Tsang, directeur adjoint du trading et Michelle Bahk, directrice adjointe chargée de la coordination des portefeuilles.
La direction de Goldman Sachs espère que cette restructuration donnera un signal positif aux investisseurs, perturbés par les faibles performances de certains fonds quantitatifs de Goldman Sachs incapables de battre ne serait ce que l’indice S&P 500.

Yann Olivier, Next Finance, le 7 avril 2008

mercredi 2 avril 2008

Matières premières : le scénario noir ?

Des spéculateurs laminés... Des investisseurs choqués par les violents retracements du blé, du pétrole, de l'or... Des cours qui, après une forte et brutale progression, s'effondrent sans raison véritable... Des fortunes évaporées, des trajectoires brisées, des courbes disloquées... Une mauvaise blague de premier avril, une aberration ?... Peut-être. Quoique...De fait, à en juger par les récentes performances de la classe d'actifs à l'issue d'un premier trimestre enflammé, il n'est certes pas illégitime de se poser des questions actuellement... ce dont ne se prive d'ailleurs guère un consensus plutôt – et c'est un euphémisme... - grégaire qui, il y a quelques semaines encore, ne jurait que par les commodities...
Car le mois de mars est passé par là, entrainant à la baisse la quasi-totalité des matières premières sous l'effet cumulé de la réduction généralisée des effets de leviers mis en place par les hedge funds et des prises de profits prudentielles... Résultat : tous les compartiments de la classe d'actifs, agriculture en tête, viennent d'effacer la majeure partie de leurs gains en 2008, certaines stars de la classe d'actifs allant même jusqu'à renouer avec les niveaux de début d'année : le pétrole à 100 dollars, l'or en dessous des 900 dollars, le blé bien en-deçà des 1 000 cents... Et, signe des temps, nombre d'opérateurs réduisent désormais leurs positions longues spéculatives sur la plupart de ces sous-jacents...
Et pourtant... Nonobstant ce contexte quelque peu délétère, les matières premières parviennent toujours à dégager des rendements positifs (plus de 8 %...) en 2008... ce qui, au passage, n'est pas encore vraiment le cas des marchés actions... et ce en dépit de leur très bonne entame de deuxième trimestre... Mais surtout, la bonne tenue des matières premières dans un contexte macroéconomique très mouvementé leur ont définitivement fait gagner leurs galons de classe d'actifs à part entière... Dans ces conditions, comment ne pas voir dans les niveaux actuels des opportunités d'achat ? Car, par delà la solidité indéniable des fondamentaux des commodities, celles-ci resteront à leur corps défendant utilisées comme des instruments de couverture face à la dérive inflationniste... La montée de l'inflation ?... Voilà en effet le véritable scénario noir pour les mois à venir... Et autant dire que ceci n'est pas un poisson d'avril...

mardi 1 avril 2008

L'AMF confirme ses soupçons de délit d'initié chez EADS

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a notifié des griefs, mardi 1er avril, à plusieurs dirigeants d'EADS dans le cadre de l'affaire de délits d'initiés présumés, confirmant ainsi des informations avancées par Les Echos.Réuni lundi, le collège du gendarme de la Bourse "a estimé nécessaire de notifier des griefs, d'une part pour manquement aux obligations de bonne information du marché pesant sur tout émetteur d'un titre coté sur un marché réglementé, d'autre part pour manquement à l'obligation d'abstention d'intervention sur le marché du titre pesant sur les personnes détenant une information privilégiée".Les personnes incriminées vont recevoir dans les jours à venir des lettres de notification, et encourent jusqu'à 1,5 million d'euros d'amende ou dix fois le profit réalisé lors des opérations frauduleuses.Elles encourent également des sanctions pénales. Le dossier de l'AMF va être transmis au parquet de Paris, qui a ouvert une information judiciaire dès novembre 2006.
EADS se défendra vigoureusement
EADS a d'ores et déjà affirmé qu'il allait "exercer vigoureusement son droit de défense". Louis Gallois, qui n'est pas concerné par l'enquête puisqu'il n'est arrivé chez EADS qu'en juillet 2006, a précisé que le groupe d'aéronautique et de défense apporterait "son soutien aux dirigeants dans leur défense", et qu'EADS avait observé "les standards d'excellence en matière de communication au marché".Le groupe d'aéronautique et de défense a estimé que le risque financier associé à la procédure engagée par l'AMF n'était "pas significatif", tout en estimant que cette procédure pouvait avoir "des conséquences dommageables pour son image et sa réputation".Dans un courrier interne, Louis Gallois a appelé les salariés à "garder le cap", en prévenant que l'entreprise allait être soumise à une "pression" qui risque de durer des années. "Nous devrons gérer cette pression en veillant à ce que cela crée le moins de préjudice possible à l'entreprise", ce qui veut dire "garder notre calme, être patients, rester solidaires et, pendant cette période difficile, maintenir le cap des progrès d'EADS." Il vante la reprise en main de certains programmes par le groupe récemment, comme l'A380 ou l'A400M.
Lagardère pas épinglé sur l'A380 ?
Dévoilé en octobre par Le Figaro, le pré-rapport de l'AMF épinglait 21 dirigeants, dont Tom Enders, l'actuel président d'Airbus, et Arnaud Lagardère. Au final, selon Les Echos, 17 dirigeants devraient se voir notifier des griefs.Dans sa première édition, le quotidien indiquait qu'Arnaud Lagardère serait blanchi, précision qui a disparu des éditions suivantes.Le groupe Lagardère a lui indiqué que l'AMF n'avait formulé aucun grief contre lui sur la question des retards de l'A380. "Selon des informations, le groupe Lagardère serait concerné d'une part par une divergence entre le plan d'exploitation à trois ans d'EADS et le consensus des analystes pour la même période, et d'autre part par le retard dans l'annonce de la redéfinition de l'A350", a-t-il ajouté.
Un fort enjeu diplomatique et économique
Les soupçons de délits d'initiés portent sur des ventes massives de titres par les principaux dirigeants et actionnaires privés d'EADS entre novembre 2005 et mars 2006, avant l'annonce de nouveaux retards du programme de l'avion géant A380, qui avait fait plonger le titre en Bourse.Ce dossier a un fort enjeu économique et diplomatique. En effet, EADS, associé à l'américain Northrop Grumman, vient de remporter le méga-contrat des avions ravitailleurs de l'armée de l'air américaine, d'un montant de quelque 35 milliards de dollars. Une victoire contestée par son concurrent Boeing.Un analyste du CM-CIC a estimé, sous couvert d'anonymat, que l'affaire ne devrait pas conduire à une "décapitation" du groupe en raison de condamnations lourdes, mais allait néanmoins focaliser l'attention sur la direction du groupe au détriment de son activité industrielle. Le directeur financier d'EADS, Hans-Peter Ring, risque selon lui d'être mis en position "critique" par les accusations de mauvaise communication.

lundi 31 mars 2008

Abby Joseph Cohen écartée de la prévision des marchés boursiers.

Abby Joseph Cohen, entrée chez Goldman Sachs en 1990 et devenue partenaire de la banque d'affaires en 1998, a été remplacée comme responsable de la stratégie d'investissement aux Etats-Unis de l'établissement financier. Longtemps considérée comme la meilleure stratégiste de Wall Street, elle a laissé sa place de prévisionniste à court terme de Goldman Sachs à David Kostin, qu'elle avait embauché il y a quatre ans, a révélé hier l'édition américaine du « Wall Street Journal ». Dans son étude du 4 décembre, quatre mois après l'éclatement de la crise du « subprime », l'experte avait prédit un retour progressif à la normale du marché d'actions américain. Abby Cohen tablait alors sur un indice S&P 500, l'indicateur le plus représentatif de Wall Street, à 1.675 points en fin d'année 2008. Lors de la conférence annuelle de Goldman Sachs tenue un mois plus tard à Amsterdam, la spécialiste, souvent qualifiée de véritable « gourou » par les professionnels de la Bourse et les journalistes spécialisés, avait réitéré cette anticipation.
Au même moment, son successeur, David Kostin, était alors légèrement moins optimiste, avec un objectif de fin d'année de 1.610 points pour le S&P 500. Mais le 9 janvier, il prenait la précaution de revoir dans un sens ouvertement défensif l'allocation sectorielle en vue d'une récession imminente aux Etats-Unis. Hypothèse qu'Abby Cohen avait ouvertement écartée dans sa téléconférence à Amsterdam. Fin février, à l'occasion du sommet Etats-Unis-Israël, Abby Cohen confirmait son objectif de 1.650 points. Hier, l'indice S&P 500 évoluait autour des 1.300 points. Abby Cohen s'occupera désormais, au sein de Goldman Sachs, de l'institut des marchés globaux, organisme de formation et d'étude de long terme non engagé au jour le jour.

mardi 18 mars 2008

Goldman Sachs et Lehman Brothers

Bien que son bénéfice trimestriel ait été divisé par deux, Goldman Sachs a publié un résultat par action de 3,23 dollars supérieur aux 2,57 dollars prévus par le marché. Mais c’est surtout Lehman Brothers qui était particulièrement attendu. Là encore les résultats se révèlent un peu moins déprimés que redouté par la communauté financière. Certes à 81 cents, le BPA recule de près de 60 % et le rendement des fonds propres passe de 24,4 % à 8,6 %. Mais le consensus craignait que le BPA tombe jusqu’à 72 cents. Dans la foulée de ces chiffres, les futures sur indices américains accentuaient leurs gains, laissant entrevoir une ouverture dans le vert.

Actualités des marchés financiers

La journée sera marquée par deux évènements majeurs et qui marqueront sans doute les points culminants pour les intervenants. Le premier concerne la publication des résultats bancaires pour l’année 2007 de Goldman Sachs et surtout de Lehman Brothers. Dans le contexte actuel où le titre est fortement chahuté (-19% à la clôture finalement mais perdant 40% au plus bas) dans une répétition des craintes qui ont pesé sur Bear Stearns, les chiffres détermineront forcément la tendance des marchés pour commencer.L’autre point marquant de la journée concerne la réunion du FOMC (20:15) au cours de laquelle une baisse de 100 points de base est anticipée, amenant les taux directeurs de la Fed à 2%. La Banque Centrale a largement prouvé son attentisme à la crise actuelle (injection forte de liquidité, élargissement des conditions d’éligibilité de collatérale, sauvetage d’un courtier.. .). Déterminé à briser la spirale baissière, son succès dépendra d’un retour à la normale des conditions de crédit et du maintien de la confiance des ménages alors que le ralentissement économique et l’accélération du chômage ne font que peu de doutes. Après la crise LTCM en 1998, le bulle Internet en 2001 et la crise du crédit en 2008, un thème politique majeur pourrait se centrer autour d’un renforcement de la surveillance des intervenants bancaires.

lundi 17 mars 2008

JPMorgan rachète Bear Stearns


JP Morgan Chase s'est engagée, dimanche 16 mars, à acquérir pour seulement 236 millions de dollars (soit 2 dollars par titre, contre un cours de clôture de 30 dollars vendredi, d'où une décote de 93%) la banque d'affaires Bear Stearns, menacée de faillite, et qu'elle avait renflouée en catastrophe deux jours plus tôt. Le montant de la transaction tient compte du prix du siège de Bear Stearns, évalué à 1,2 milliard de dollars.Ce rachat a été annoncé sous l'impulsion de l'administration Bush et de la Réserve fédérale afin d'éviter qu'une crise de confiance majeure ne se propage au système financier international. La transaction a été approuvée à l'unanimité par les conseils d'administration des deux banques et doit être bouclée d'ici la fin du deuxième trimestre.Exposition sur 33 milliards JP Morgan a indiqué, qu'à effet immédiat, elle "garantissait les obligations commerciales de Bear Stearns et de ses filiales et que sa direction assurait la supervision de ses opérations". L'opération générera 6 milliards de coûts associés pour elle.Elle a été d'ores et déjà été approuvée par la Réserve fédérale, qui a par ailleurs accepté de "financer jusqu'à 30 milliards de dollars d'actifs moins liquides de Bear Stearns", c'est-à-dire ses actifs les plus longs à vendre. JP Morgan a évalué à 33 milliards de dollars l'exposition brute de Bear Stearns sur les produits adossés aux emprunts hypothécaires. Bear Stearn a avancé à lundi la publication de ses résultats pour le premier trimestre. Goldman Sachs, Lehman Brothers et Morgan Stanley doivent publier les leurs mardi et mercredi.

vendredi 14 mars 2008

This is No Longer Funny by Paul Wilmott


I’ve been critical of much of quant modelling for many years. I don’t like the assumptions, the models, the implementations. I’ve backed this up with sound reasons and wherever possible tried to find alternative approaches that I think are better. I don’t honestly expect to change the world, much, but, hey, I do what I can. Human nature is such that very often things have to go from bad to worse to bloody awful before the necessary paradigm shift happens. I hope we are close to that point now.


Who am I kidding? As another hedge fund disappears thanks to mishandling of complex derivatives, I predict that things are going to get even worse.
When it was just a few hundred million dollars here and there that banks were losing we could all have a good laugh at the those who had forgotten about convexity or whatever. But now the man in the street has been affected by these fancy financial instruments. It’s no longer a laughing matter.


Part of the problem is that many of the people who produce mathematical models and write books know nothing about finance. You can see this in the abstractness of their writing, you can hear it in their voices when they lecture. Sometimes they are incapable of understanding the markets, mathematicians are not exactly famous for their interpersonal skills. And understanding human nature is very important in this business. It’s not enough to say “all these interacting humans lead to Brownian Motion and efficient markets.” Baloney. Sometimes they don’t want to understand the markets, somehow they believe that pure mathematics for its own sake is better than mathematics that can actually be used. Sometimes they don’t know they don’t understand.


Banks and hedge funds employ mathematicians with no financial-market experience to build models that no one is testing scientifically for use in situations where they were not intended by traders who don’t understand them. And people are surprised by the losses!


I realized recently that I’ve been making a big mistake. I’ve been too subtle. Whenever I lecture I will talk calmly about where models go wrong and where they can be dangerous. I’ve said CDO models are bad because of assumptions about correlation. I’ve pointed out what you can do to improve the models. I’ve talked about hidden risks in all sorts of instruments and how sensible use of mathematics will unveil them. I’ve explained why some numerical methods are bad, and what the good methods are. But, yes, I’ve been too subtle. I now realise that one has to shout to be heard above the noise of finance professors and their theorems. Pointing people in the right direction is not enough. Screaming and shouting is needed.
So here, big and bold, gloves off, in capital letters (for this seems to help), are some fears and predictions for the future.


THERE WILL BE MORE ROGUE TRADERS: While people are compensated as they are, while management look the other way to let the ‘talent’ do whatever they like, while people mistake luck for ability, there will be people of weak character who take advantage of the system. The bar is currently at €5billion. There will be many happy to stay under that bar, it gives them some degree of anonymity when things go wrong. But that record will be broken.


GOOD SALESMEN WILL HOODWINK SMART PEOPLE: No matter what you or regulatory bodies or governments do we are all a pushover for the slick salesman.


CONVEXITY WILL BE MISSED: One of the more common reasons for losing money is assuming something to be known when it isn’t. Option theory tells us that convexity plus randomness equals value.


CORRELATION PRODUCTS WILL BLOW UP DRAMATICALLY: This means anything with more than one underlying, including CDOs. Stop trading these contracts in quantity this very minute. These contracts are lethal. If you must trade correlation then do it small and with a big margin for error. If you ignore this then I hope you don’t hurt anyone but yourself. (I am sometimes asked to do expert-witness work. If you blow up and hurt others, I am very happy to be against you in court.)


RISK MANAGEMENT WILL FAIL: Risk managers have no incentive to limit risk. If the traders don’t take risks and make money, the risk managers won’t make money.


VOLATILITY WILL INCREASE ENORMOUSLY AT TIMES FOR NO ECONOMIC REASON: Banks and hedge funds are in control of a ridiculous amount of the world’s wealth. They also trade irresponsibly large quantities of complex derivatives. They slavishly and unimaginatively copy each other, all holding similar positions. These contracts are then dynamically hedged by buying and selling shares according to mathematical formulae. This can and does exacerbate the volatility of the underlying. So from time to time expect to see wild market fluctuations for no economic reason other than people are blindly obeying some formula.


TOO MUCH MONEY WILL GO INTO TOO FEW PRODUCTS: If you want the biggest house in the neighbourhood, and today not tomorrow, you can only do it by betting OPM (other people’s money) big and undiversified. There are no incentives for spreading the money around responsibly.


MORE HEDGE FUNDS WILL COLLAPSE: You can always start a new one. Hell, start two at the same time, one buys, the other sells!


POLITICIANS AND GOVERNMENTS WILL REMAIN COMPLETELY IN THE DARK: Do you want to earn £50k p.a. working for the public sector, or £500k p.a. working for Goldman Sachs? Governments, who are supposed to set the rules, do not even know what the game is. They do not have the slightest clue about what happens in banks and hedge funds. Possibly, for the same reason, London will lose out to New York as a world financial centre.

mercredi 12 mars 2008

Mesure de la Fed bien acceuillie par le marché

La mesure annoncée par la Fed, hier, afin de parer à la spirale négative se propageant du « subprime » vers l’ensemble des autres marchés (crédit, MBS …), a été accueillie très positivement avec l’envolée des indices actions (plus forte hausse depuis 5 ans). L’ensemble du secteur financier se ressaisissait en moyenne de 4.81% avec certains dossiers sensibles tel Thornburg Mortgage, en quasi faillite dû à une impossibilité de couvrir ses appels de marge, s’envolant de 120%.La décision de la Fed permettra aux dealers d’emprunter des Treasuries en échange de MBS de type Agency ou privé et remettra en ordre de fonctionnement le marché du « mortgage ». Sinistré depuis quelques semaines, les conditions ont entraîné un décrochage des spreads sur des MBS émis par Fannie Mae et Freddie Mac. L’autre attrait de la mesure est qu’il apporte une alternative au manque d’acheteur sur le marché du mortgage en n’injectant aucune nouvelle liquidité dans le circuit bancaire.