
La France facilite l’accès des Sénégalais à son territoire. Les deux pays ont signé un avenant à l’accord du 23 septembre 2006 signé dans le cadre de la gestion des flux migratoires. C’est ainsi que 108 métiers sont ouverts aux travailleurs sénégalais.
La satisfaction se lit sur le visage du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur du Sénégal ainsi que sur celui du ministre français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement. Après un assez long tête-à-tête et face à la presse massivement représentée, les ministres ont matérialisé ce satisfecit par des propos approuvant la signature de l’avenant à l’accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 relatif à la gestion concertée des flux migratoires. C’est un accord historique, lance Me Ousmane Ngom. Le secrétaire général du ministère français de l’Immigration, Patrick Stefanni, qui a lu le contenu de l’accord, souligne qu’il s’agit d’une approche concertée de gestion des flux migratoires. Il fait remarquer que cet avenant complète les dispositions de l’accord sur trois points : la circulation des personnes, l’immigration professionnelle et le retour dans leur pays d’origine des personnes en situation irrégulière.
Selon M. Stefanni, s’agissant de la circulation des personnes, l’avenant prévoit d’élargir la liste des bénéficiaires de visas de circulation (longue durée) prévus par l’accord du 23 septembre 2006 qui concerne notamment les hommes d’affaires, intellectuels, universitaires, scientifiques, commerçants, avocats, sportifs de haut niveau et artistes aux ressortissants sénégalais appelés à recevoir périodiquement des soins médicaux en France. Concernant l’immigration professionnelle, l’avenant ouvre le marché du travail français aux ressortissants sénégalais dans 108 métiers, qualifiés et non qualifiés, correspondant à des secteurs divers de l’économie : bâtiment, hôtellerie, pêche, agriculture, etc. Selon les deux parties, la liste a été établie en tenant compte à la fois des besoins de main d’œuvre de l’économie française et des souhaits exprimés par le Sénégal.
Selon le ministre français, le Sénégal devient ainsi le premier pays non européen bénéficiaire d’une ouverture du marché du travail français sur une telle échelle. « Cette ouverture s’accompagne d’un engagement de la France à participer, au Sénégal, au développement de l’offre de formation professionnelle », souligne-on.
Selon les deux parties, à ces mesures, s’ajoute la possibilité offerte aux ressortissants sénégalais de bénéficier de cartes de séjour pluriannuelles pour motifs professionnels : la carte compétences et talents, qui s’adresse aux travailleurs hautement qualifiés, la carte de travailleur employé par des sociétés installées au Sénégal et amenés à séjourner en France selon les besoins de leur entreprise. Les deux pays précisent : « ces dispositions ne peuvent pas avoir une incidence négative sur la situation des ressortissants sénégalais résidant déjà en France de manière régulière qui pourront donc continuer à exercer leur présente activité ».
S’agissant du retour des personnes en situation irrégulière, l’avenant définit les modalités prévues pour l’organisation de ces retours, dans les meilleures conditions de respect de la dignité des personnes, avec notamment un élargissement de la possibilité de bénéficier des dispositifs d’aide au retour volontaire.
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