De nombreux investisseurs se demandent sur quelles classes d’actifs investir… L’heure n’est plus à la flamboyance, mais à la prudence.
Par son ampleur cela rappelle le coup de grisou que le CAC 40 a connu au cours de l’été dernier : depuis le début de l’année l’indice de la bourse de Paris, avec une ouverture à 4821 points ce matin, a lâché 14%. Et il demeure difficile de faire des pronostics sur ce que seront les prochaines semaines.
Sans surprise parmi les valeurs constituant le CAC, c’est Société Générale qui affiche la plus forte baisse sur le période (-34%). Mais la banque au trader facétieux n’est pas la seule à tirer l’indice vers le bas, il faut aussi compter avec Air France (-24%), Renault (-25%) ou encore Vallourec (-26%). Bref, tous les secteurs sont mis à contribution, de la finance à l’énergie en passant par les biens industriels et la distribution.
Dans un tel contexte, qui est loin de ne toucher que le marché français (rappelons que le Footsie a fait –8,8% depuis le début de l’année, le DAX -15%, le Dow Jones -7,4%...) les fonds bear font bonne figure. Ces fonds montent d’autant plus que l’indice baisse. Ainsi le fonds Elan France Indice Bear a gagné 15% depuis le début de l’année. Même tendance avec le fonds SGAM ETF Bear CAC 40 qui lui a pris 13%. Mieux, avec le SGAM ETF XBear CAC40 on dispose d’un effet de levier. Résultat, ce fonds affiche une performance de +28% depuis le début de l’année.
Mais attention, si un fonds bear monte quand le marché baisse, à l’inverse il recule lorsque le marché repart à la hausse. Autant dire que ce genre de fonds s’adresse à des investisseurs capables de suivre de près l’évolution des marchés.
Les grands classiques
Plusieurs investisseurs estiment que dans cet environnement incertain l’or garde plus que jamais de son attrait. Et il est vrai que plusieurs fonds investissant dans des valeurs or affichent de belles performances depuis le début de l’année : +5% pour Stratégie Indice Or, +9% pour CAAM Actions Or ou Dynalion Or…
Mais attention, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel comme le montrent nombre de fonds investis dans le secteur de l’énergie. L’année dernière ces fonds énergie ont en moyenne progressé de 16 à 19%, mais depuis le début de l’année ils ont perdu près de 8% en moyenne. Du coté du métal jaune certains fonds ont d’ores et déjà commencé à lâcher du terrain.
Alors que les investisseurs tendent à se défier des périodes d’incertitudes, certains gérants au contraire sont à l’aise lorsque le bateau gite. C’est le cas de ceux qui jouent la volatilité avec des fonds tels que CAAM Volatilité Actions (+6%) ou LF Long Vol (+4,9%) de La Française des Placements.
Des marchés de niche
Après ces approches de gestion sophistiquées, il est possible de revenir à quelques fondamentaux, dont l’agriculture. Ce secteur apparaît durablement porteur compte tenu de la croissance mondiale et du développement d’une classe moyenne dans des pays émergents comme la Chine. A titre d’exemple rappelons que le Panworld Agriculture chez BNP Paribas a fait 13% depuis le début de l’année.
Enfin, plusieurs investisseurs s’intéressent à des fonds très typés qui ont jusqu'à présent réalisé de très beaux parcours. C’est le cas par exemple du fonds Atlas Maroc qui engrange 10% depuis le début de l’année après 24% en 2007 et 58% en 2006.
Pour séduisantes que soient ces performances, il faut garder à l’esprit que ce genre de fonds est loin d’être sans risque. Il affiche en effet un niveau de volatilité important, il est d’autre part investi sur un relativement petit nombre de valeurs (50 lignes en portefeuilles) et surtout sur une classe d’actifs très verticale et peu diversifiée.
Que se passera-t-il lorsque la bourse de Casablanca se repliera ? Aux lecteurs qui nous ont écrit pour nous vanter les mérites du fonds Atlas Maroc nous ne saurions trop conseiller de jeter un coup d’œil à un autre fonds qui a connu une période flamboyante, Shanti India. Après avoir enregistré une hausse de près de 26% en 2006 et de 76% en 2007, le fonds a perdu 16% depuis le début de l’année…
Par son ampleur cela rappelle le coup de grisou que le CAC 40 a connu au cours de l’été dernier : depuis le début de l’année l’indice de la bourse de Paris, avec une ouverture à 4821 points ce matin, a lâché 14%. Et il demeure difficile de faire des pronostics sur ce que seront les prochaines semaines.
Sans surprise parmi les valeurs constituant le CAC, c’est Société Générale qui affiche la plus forte baisse sur le période (-34%). Mais la banque au trader facétieux n’est pas la seule à tirer l’indice vers le bas, il faut aussi compter avec Air France (-24%), Renault (-25%) ou encore Vallourec (-26%). Bref, tous les secteurs sont mis à contribution, de la finance à l’énergie en passant par les biens industriels et la distribution.
Dans un tel contexte, qui est loin de ne toucher que le marché français (rappelons que le Footsie a fait –8,8% depuis le début de l’année, le DAX -15%, le Dow Jones -7,4%...) les fonds bear font bonne figure. Ces fonds montent d’autant plus que l’indice baisse. Ainsi le fonds Elan France Indice Bear a gagné 15% depuis le début de l’année. Même tendance avec le fonds SGAM ETF Bear CAC 40 qui lui a pris 13%. Mieux, avec le SGAM ETF XBear CAC40 on dispose d’un effet de levier. Résultat, ce fonds affiche une performance de +28% depuis le début de l’année.
Mais attention, si un fonds bear monte quand le marché baisse, à l’inverse il recule lorsque le marché repart à la hausse. Autant dire que ce genre de fonds s’adresse à des investisseurs capables de suivre de près l’évolution des marchés.
Les grands classiques
Plusieurs investisseurs estiment que dans cet environnement incertain l’or garde plus que jamais de son attrait. Et il est vrai que plusieurs fonds investissant dans des valeurs or affichent de belles performances depuis le début de l’année : +5% pour Stratégie Indice Or, +9% pour CAAM Actions Or ou Dynalion Or…
Mais attention, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel comme le montrent nombre de fonds investis dans le secteur de l’énergie. L’année dernière ces fonds énergie ont en moyenne progressé de 16 à 19%, mais depuis le début de l’année ils ont perdu près de 8% en moyenne. Du coté du métal jaune certains fonds ont d’ores et déjà commencé à lâcher du terrain.
Alors que les investisseurs tendent à se défier des périodes d’incertitudes, certains gérants au contraire sont à l’aise lorsque le bateau gite. C’est le cas de ceux qui jouent la volatilité avec des fonds tels que CAAM Volatilité Actions (+6%) ou LF Long Vol (+4,9%) de La Française des Placements.
Des marchés de niche
Après ces approches de gestion sophistiquées, il est possible de revenir à quelques fondamentaux, dont l’agriculture. Ce secteur apparaît durablement porteur compte tenu de la croissance mondiale et du développement d’une classe moyenne dans des pays émergents comme la Chine. A titre d’exemple rappelons que le Panworld Agriculture chez BNP Paribas a fait 13% depuis le début de l’année.
Enfin, plusieurs investisseurs s’intéressent à des fonds très typés qui ont jusqu'à présent réalisé de très beaux parcours. C’est le cas par exemple du fonds Atlas Maroc qui engrange 10% depuis le début de l’année après 24% en 2007 et 58% en 2006.
Pour séduisantes que soient ces performances, il faut garder à l’esprit que ce genre de fonds est loin d’être sans risque. Il affiche en effet un niveau de volatilité important, il est d’autre part investi sur un relativement petit nombre de valeurs (50 lignes en portefeuilles) et surtout sur une classe d’actifs très verticale et peu diversifiée.
Que se passera-t-il lorsque la bourse de Casablanca se repliera ? Aux lecteurs qui nous ont écrit pour nous vanter les mérites du fonds Atlas Maroc nous ne saurions trop conseiller de jeter un coup d’œil à un autre fonds qui a connu une période flamboyante, Shanti India. Après avoir enregistré une hausse de près de 26% en 2006 et de 76% en 2007, le fonds a perdu 16% depuis le début de l’année…
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