Abby Joseph Cohen, entrée chez Goldman Sachs en 1990 et devenue partenaire de la banque d'affaires en 1998, a été remplacée comme responsable de la stratégie d'investissement aux Etats-Unis de l'établissement financier. Longtemps considérée comme la meilleure stratégiste de Wall Street, elle a laissé sa place de prévisionniste à court terme de Goldman Sachs à David Kostin, qu'elle avait embauché il y a quatre ans, a révélé hier l'édition américaine du « Wall Street Journal ». Dans son étude du 4 décembre, quatre mois après l'éclatement de la crise du « subprime », l'experte avait prédit un retour progressif à la normale du marché d'actions américain. Abby Cohen tablait alors sur un indice S&P 500, l'indicateur le plus représentatif de Wall Street, à 1.675 points en fin d'année 2008. Lors de la conférence annuelle de Goldman Sachs tenue un mois plus tard à Amsterdam, la spécialiste, souvent qualifiée de véritable « gourou » par les professionnels de la Bourse et les journalistes spécialisés, avait réitéré cette anticipation.
Au même moment, son successeur, David Kostin, était alors légèrement moins optimiste, avec un objectif de fin d'année de 1.610 points pour le S&P 500. Mais le 9 janvier, il prenait la précaution de revoir dans un sens ouvertement défensif l'allocation sectorielle en vue d'une récession imminente aux Etats-Unis. Hypothèse qu'Abby Cohen avait ouvertement écartée dans sa téléconférence à Amsterdam. Fin février, à l'occasion du sommet Etats-Unis-Israël, Abby Cohen confirmait son objectif de 1.650 points. Hier, l'indice S&P 500 évoluait autour des 1.300 points. Abby Cohen s'occupera désormais, au sein de Goldman Sachs, de l'institut des marchés globaux, organisme de formation et d'étude de long terme non engagé au jour le jour.
Au même moment, son successeur, David Kostin, était alors légèrement moins optimiste, avec un objectif de fin d'année de 1.610 points pour le S&P 500. Mais le 9 janvier, il prenait la précaution de revoir dans un sens ouvertement défensif l'allocation sectorielle en vue d'une récession imminente aux Etats-Unis. Hypothèse qu'Abby Cohen avait ouvertement écartée dans sa téléconférence à Amsterdam. Fin février, à l'occasion du sommet Etats-Unis-Israël, Abby Cohen confirmait son objectif de 1.650 points. Hier, l'indice S&P 500 évoluait autour des 1.300 points. Abby Cohen s'occupera désormais, au sein de Goldman Sachs, de l'institut des marchés globaux, organisme de formation et d'étude de long terme non engagé au jour le jour.
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